La crise du coronavirus a fait exploser nos résistances, techniques et mentales, au télétravail. Dans ce moment inédit où l'exception pourrait devenir la norme, il est urgent de poser quelques garde-fousCet édito a été écrit en télétravail, avec sans doute plus de concentration que s'il l'avait été au bureau. Le journalisme a beau être un métier à part, l'idée que le travail à distance est plus productif fait désormais consensus, ou presque. Moins de déplacements, pauses-café et réunions font que les salariés travaillent généralement plus de chez eux, et mieux
Longtemps décrié, le travail à distance a ainsi conquis des territoires que l'on pensait inviolables : les salles de marché, les écoles, les tribunaux… Avec la fougue des nouveaux convertis, les chefs d'entreprise sont convaincus qu'ils tiennent là une des grandes réponses à la crise - sanitaire mais surtout économique. Ce travers si français qu'est le présentéisme semble à jamais condamné, et c'est tant mieux. La logique est aussi financière : elle permet de dégager des surfaces de bureaux immenses